– quelle chevillere pour entorse avec oedeme de la cheville

Au niveau des membres inférieurs, la cheville compte parmi les articulations les plus sollicités. Ce n’est pas sans cause si chaque jour, ce sont 6000 nouveaux cas d’entorses qui sont enregistrés par le service des urgences hospitalières français. Pour la soigner, l’un des principaux recours est la chevillère dont la mission consistera à assurer une certaine stabilité articulaire. Cependant, tous les équipements de maintien présents sur le marché ne se valent pas. Quelles sont les situations qui nécessitent le port de chevillère et laquelle choisir pour une entorse avec œdème ?

La chevillère pour entorse avec œdème : pourquoi la porter et comment la choisir ?

L’entorse de la cheville est un traumatisme qui survient lorsque les ligaments de l’articulation sont soumis à des contraintes outrepassant leurs limites. De degrés différents, ces lésions vont provoquer un œdème pouvant rendre l’articulation non fonctionnelle. Lors de la prise en charge ou pendant le traitement, la chevillère va donc intervenir dans trois situations différentes.

Situations où le port de chevillère est nécessaire

Dès que la lésion traumatique survient, les 72 premières heures sont déterminantes. Ainsi, il est souvent recommandé d’éviter au maximum de mouvoir l’articulation. Bien que ce soit douloureux en raison de l’œdème, la précédente prescription peut sembler difficile à respecter. Dans ce cas, une chevillère peut aider à immobiliser cette partie du corps afin de réduire le temps de guérison.

Encore appelé orthèse de cheville, le dispositif est également préconisé après une longue période d’immobilité suite à une fracture par exemple. Dans un pareil contexte, l’équipement contribuera à réduire la douleur et favorisera un retour progressif à la marche en protégeant l’articulation fragilisée. L’autre situation où le dispositif est utile concerne le suivi fonctionnel suite à une opération chirurgicale.

Comment choisir sa chevillère ?

Selon l’avis des experts, le choix d’une chevillère doit se faire en fonction de trois facteurs. Le premier est le type de maintien recherché. Notez que ce dernier ne sera pas le même si vous êtes en phase de prévention d’entorse ou de douleurs. Aussi, il sera influencé par votre situation (reprise d’activité après immobilisation ou en immobilité après lésion).

Le second facteur est le type de pathologie dont vous souffrez, laquelle peut être une instabilité ligamentaire ou une tendinite (inflammation des tendons). Pour le troisième paramètre, il s’agit du niveau de stabilité recherché. Ce dernier élément dépend du type d’activité physique que vous exercez.

Les différents types de chevillères pour entorse avec œdème de la cheville

Avant de pouvoir opérer un choix juste, il est important de connaitre les différentes propositions de chevillère disponibles sur le marché. Notez qu’il existe quatre types de chevillères parmi lesquels vous pouvez choisir en tenant compte du stade de gravité de votre traumatisme.

La chevillère proprioceptive

Comparable à une chaussette à bout ouvert, la chevillère proprioceptive utilise un tricot de compression. Elle est recommandée en cas de foulure accompagnée de douleur articulaire légère ou lorsque le patient est en reprise progressive d’activité. Cette orthèse a un double effet. Elle est chauffante, car elle aide à soulager les douleurs, elle est également compressive, favorisant ainsi le drainage de l’œdème. Toutefois, sa principale fonction est la régénération des sensations, le renforcement musculaire et l’amélioration de l’amplitude des mouvements.

Le niveau de compression que fournit cette chevillère est variable et catégorisé en 3 paliers (soit de classe 1, 2 et 3). Le dispositif de classe 3 est le plus rigide et il garantit un meilleur renfort.

La chevillère ligamentaire

La chevillère ligamentaire utilise des bandes de contention élastique pour maintenir la cheville stable et en position anatomique. Elle est recommandée dès lors qu’un traumatisme survient (entorse bénigne et moyenne). Il est toutefois possible d’y recourir en phase de retour vers une activité sportive. Cette orthèse a un effet contention/compression pour limiter les mouvements et comprimer l’œdème avec un rôle antalgique.

C’est un dispositif qui aide à affermir les tendons latéraux et grâce aux sangles de stabilisation, il offre un renfort aux malléoles. Ce qui lors d’une reprise de sport, favorise les mouvements de flexion/extension de l’articulation. Il convient également pour prévenir les risques de récidives.

L’attelle de cheville

L’attelle de cheville est recommandée en phase immédiate après un traumatisme ou en phase de suivi fonctionnel post-opératoire. Encore appelée chevillère stabilisatrice, elle intervient pendant le traitement d’une entorse de gravité moyenne et grave (lésions malléolaires). Aussi, elle est indiquée en cas de laxité chronique ou d’instabilité ligamentaire. Avec un effet antalgique protecteur, elle assure une immobilisation plus rigoureuse de l’articulation. Elle a également une portée compressive pour réduire l’œdème de la zone tuméfiée.

Composé de deux coques montantes rigides qui servent à prévenir le mouvement latéral du pied, cet appareillage est déclinable en différentes variantes. Vous pouvez opter pour des modèles à mousse aérée souple ou ceux qui sont composés de mousse immobilisante et réfrigérante pour soulager les douleurs et comprimer l’œdème, etc.

La botte de marche

Encore appelée botte d’immobilisation, cette chevillère se présente comme une excellente alternative au plâtre classique. Elle est indiquée en cas d’entorse importante accompagnée de fracture, et favorise un maintien ferme du pied et de l’articulation. Ce qui permet notamment de réduire le gonflement et d’atténuer les douleurs articulaires grâce à son effet antalgique.

L’un des avantages de ce dispositif par rapport au plâtre est qu’il est semi-rigide, ce qui rend possible la marche. Aussi, sa facilité de retrait le rend particulièrement adéquat pour la gestion des soins post-opératoire.